mardi 2 avril 2013

Interview de Raphaël GAUTHEY

Le tome 2 de "On dirait le sud" (Ed. Delcourt) est enfin disponible !

Véritable coup de cœur en 2010, nous étions tous impatients de pouvoir lire la conclusion de ce superbe dyptique orchestré par Raphael GAUTHEY au dessin et Cédric RASSAT au scénario !

Hélène et Janyce ont eu la chance de pouvoir interviewer Raphaël juste avant la sortie de son album.
Je vous laisse en leur compagnie. Bonne lecture !


Bonjour, nous savons que vous avez déjà été interviewé l’année dernière par les élèves de Cibeins, donc cette fois nous allons nous intéresser plutôt à votre avenir.




On dirait le sud - Ed Delcourt

 
  • Vous venez de clore votre premier diptyque « On dirait le Sud », quel est votre état d’esprit à la veille de la sortie de cet album ?

Eh bien…Je me sens fatigué parce que j’ai tout de même bossé trois ans sur ce gros projet. Mais il y a aussi un sentiment de décompression….Il est difficile de se remettre sur de gros projets qui tiennent à cœur, de se « désintoxiquer » de cette importante histoire pour passer à de nouvelles choses comme par exemple à l’illustration.


 


  • Ça fait quoi de « quitter » des personnages qui ont partagé votre quotidien pendant plusieurs années ?

C’est un sentiment très étrange car ça y est c’est fini et pourtant non pas encore puisqu’officiellement l’histoire n’existe pas encore (l’album est annoncé pour Avril). Pour moi elle existera seulement après sa sortie grâce au regard des lecteurs. Donc en fait même si le travail est fini il est toujours en attente et il est encore trop tôt pour que je puisse me réinvestir dans autre chose.



  • Après la fin d’une aventure, une nouvelle aventure ! Qu’elle sera-t-elle ? Dites nous tout de vos projets !!

Tous mes autres projets sont en fait des commandes. C’est le cas par exemple pour l’illustration jeunesse, je n’avais pas pu en refaire depuis que je fais de la bande dessinée car ça représente deux à trois mois de travail. Pour la couverture de livre c’est différents car ça représente beaucoup moins de temps.

Illustration R. GAUTHEY


  • A côté de vos BD, vous illustrez des couvertures de romans. Quelle est votre actualité ? Quelles couvertures avez-vous faites ?

Mon actualité ? En réalité j’ai continué les couvertures de romans en même temps que mon travail sur la bande dessinée, principalement pour ne pas perdre les contacts. Dernièrement je viens de faire les couvertures des deux tomes de « Nox » (Yves Grevet, ed. Syros), un roman pour adolescents, le premier est déjà sorti et le deuxième sortira en Avril prochain.



  • Le passage entre ces deux univers, synthétiser une histoire en une image et dessiner toute une histoire, n’est-il pas trop difficile ?

En réalité ce n’est pas vraiment différent mis à part que pour l’illustration on s’imprègne vraiment du texte. Pour la couverture, la différence est qu’on doit représenter tout le livre mais surtout on doit réussir à le faire vendre en une image. Pour cela, passer d’un univers à l’autre est parfois difficile, surtout quand il faut revenir à la création d’une couverture. En effet tout doit être fait en une journée : trouver les idées, la création…



  • Lequel de ces deux exercices préférez- vous ?

On ne peut pas vraiment comparer, la couverture est une demande et non pas un « projet personnel » avec une vision affective comme pour la bande dessinée qui demande beaucoup plus d’implication.



  • Donc vous réalisez des illustrations pour les livres pour enfants, pouvez-vous nous en parler ?

J’illustre bien des livres mais pas vraiment pour enfant, ils ne concernent pas les tout-petits mais sont plus pour des jeunes à partir de 8 ans, c’est donc plutôt pour les adolescents. C’est pour cette tranche d’âge que je reçois des demandes car mon style de dessin y correspond plus.




  • Vous avez travaillé au scénario avec Cédric Rassat sur « On dirait le Sud ». Êtes-vous tenté vous-même par le travail de scénariste ? Un projet peut-être ?

Oui tout à fait, je réfléchis d’ailleurs à un projet mais il faut encore le mettre en place. Cédric et moi-même avons déjà fait les grandes lignes ensemble. De plus, lors de la création de « On dirait le Sud », j’ai pu discuter de tout ce qui me dérangeait dans son travail. Je pouvais lui dire par exemple si les dialogues ne me plaisaient pas. C’est grâce à lui que je me suis mis à la bande dessinée car il m’a beaucoup fait participer, m’a posé des questions, m’a demandé mon avis…Pourtant m’y mettre a été très difficile car avant j’ai travaillé pendant cinq ans dans les jeux vidéos.

Aujourd’hui nous mettons en place ensemble ce nouveau projet [Nous n’en saurons donc pas plus ?!?]. C’est lui qui m’a donné les « bases » car c’est en travaillant avec un scénariste (avec qui on peut parler) qu’on apprend ce métier. Mes projets sont donc dû à la chance que j’ai eu de travailler avec un scénariste qui écoute les propositions et fait même évoluer le récit si les idées sont cohérentes. Mais bien-sûr, cela ne fonctionne pas que dans un sens ; à sa demande j’ai parfois changé des personnages.



Souvenirs de l'édition 2012 ? Dédicaces et courbatures


  • L’année dernière, vous étiez déjà là pour la première édition du Festival, avez-vous un souvenir à nous raconter ? Une anecdote ?

 
Oui ! Je n’ai jamais fait autant de sport à un festival BD ! Je me souviens des auteurs qui à 18H trépignaient d’impatience d’arrêter les dédicaces pour pouvoir aller jouer au volley. J’ai aussi joué un petit peu au foot et au badminton.

[Quand on lui rappelle que l’année passée les auteurs avaient été largement battus par les élèves, Raphaël tient à rajouter un souvenir]

Je me rappelle aussi que c’était des équipes mixtes auteurs-élèves !
 
Raphaël en compagnie des étudiants organisateurs
 
Retrouvez toute l'actualité de Raphaël GAUTHEY sur son site :
 
 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire